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Vendredi 11 janvier 2008

Car ici, tout va deux par deux:

AU JARDIN

 

 


Quand elle mit le pied au jardin des olives,

Les arbres frissonnaient

Et les corneilles aux aguets

Lançaient à tout va des graines comme missives.

 

Elle en ramassa une qui croqua sous la dent

Elle eut le temps de déchiffrer rendez-vous dans vingt ans.

Vingt ans passèrent comme une seconde.

Du premier arbre au suivant,

Elle vit comme dans un songe,
L'approche de son nouvel amant.

 

Il se détachait d'une écorce,

Se faufilait adroitement entre chaque fruit sec,

Son oeil était luisant, sa bouche en amorce.

Elle saisit cette opportunité, lui donna un baiser.

Ils roulèrent dans l'herbe jusqu'à l'éternité.

 

Au loin, mille fourmis environs portaient sur leurs dos fourbus,

Le coeur des amants rompus

Qui avaient laissés là leur rêve inachevé.

 

Le pic-vert demandait la trêve

Et martelait leurs noms sur les troncs encore verts.

L'écureuil dansait sur une branche féminine un rythme endiablé,

Un chien sans laisse jouait du youkoulélé.

 

Les amants alanguis sur l'herbe verte,

De leurs corps brûlants aspiraient la découverte,

Et s'embrassaient follement,

En se foutant bien de la marche du temps.

Par Lovebird - Publié dans : Poème
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