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Vendredi 11 janvier 2008
Bienvenue sur Lovebird, le blog de nos poésies.
D'emblée, un premier poème:

 

LA LUNE

 

 

 

Les nuages crémeux, ondulés,

Glissaient sur des patins.

La lune, simple et brune,

Fuyait, mutine, entre les pins.

 
Première heure du jour,

Elle luit, pâle, évanescente,

Dans un ciel translucide.

Le soleil s’impose, elle se dissout,

Et l’on voit ses dessous au miroir avide

S’éclipser vaporeux derrière ses paravents.

 

Ô mon impudique !

Qui rougit à la rousse,

Blondit parfois,

Timide, belle et présente,

Telle une parente

Que j’aimerais revoir

   

Tes dessins sans contours,

Esquissés, effacés,

Creusés dans ta marmite ;

Parfois l’on te visite et l’on fait des détours,

Des calculs insensés,

Pour mieux t’apprivoiser.

 

 Ta distance glacée dans le ciel protecteur

Couvre tes pudeurs et ta beauté farouche.

Tu as tous les prénoms,

Tous les vents à tes trousses.

Un nuage te mousse pour te débarbouiller,

Jamais tu ne colères,

Sur tes draps de couleurs,

Unis ou chamarrés,

Au gré de tes humeurs

Et tes points de beauté.

 

Tu me montres le chemin,

Muette et impassible.

Mère de tous les humains,

Oiseaux, mammifères marins,

Et toute particule.

Tu veilles sur ton troupeau et jamais n’articule.

 

Parfois, tu me parlais au creux de mon cœur,

Enfumé de vapeurs, de tabacs enivrants.

 

Les pieds sur la dune,

J’ai balancé le temps.

Mélange d’éléments.

Soleil à l’envers se baignant sur la Terre.

Tu trempais tes pinceaux, assise sur un bateau.

Tu peignais l’avenir qui dans mon souvenir

Me semble incertain,

Si vaste et si tranquille,

Et tous ces imbéciles qui croisent mon chemin.

 

 

Par Lovebird - Publié dans : Poème
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